Lettre des objecteurs de croissance de Liège

Le 12 avril 2014

mpOC-Liège
Mouvement politique des objecteurs de croissance
Groupe de Liège

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vous pouvez la consulter, de même que les lettres précédentes,
à l'adresse liege.mpoc.be/lettre/.

 
Bonjour,

Fin avril et début mai, le mpOC-Liège vous propose plusieurs activités et rencontres dont voici les principales (information complète à l'agenda ci-dessous) :

– Le 20 avril, un dimanche convivial sous forme d'une balade pédestre autour du lac de Butgenbach.

– Le lundi 28 avril, une conférence-débat avec Vincent Liegey sur le revenu inconditionnel d'existence (un projet de décroissance).

– Le lundi 5 mai, la projection du film de Yannis Youlountas Ne vivons plus comme des esclaves suivi d'un débat avec le réalisateur.

– Le vendredi 9 mai, une rencontre et un débat avec des candidats électoraux se déclarant proches de l’objection de croissance.

 

Sommaire

– Nos prochains dimanches conviviaux
– L'agenda du mpOC-Liège
– Propositions de lecture
   – Le soleil brille. Les enfants, on reste à l’intérieur !
   – Changements climatiques 2013 (cinquième rapport du GIEC).
   – Le criminel et l'homme de l'année.

 

Nos prochains dimanches conviviaux

Dimanche convivial du 20 avril 2014

Balade pédestre autour du lac de Butgenbach.
Distance : 11 km. Parcours relativement plat et varié (forêts, prairies et fagnes).
Téléphone du jour : 0474.95.80.65.

– 9 h 05 : gare des Guillemins, départ du train pour Verviers (RDV dans le dernier wagon).
– 10 h : devant la gare de Verviers, départ du bus 390 pour Butgenbach centre.
– 10 h 30 : Butgenbach centre, départ de la marche.
– 11 h : Worriken (centre nautique), départ du tour du lac.
– 16 h 30 : bus du retour à Butgenbach centre pour le train à Verviers de 17 h 37 (arrivée à Liège à 17 h 54).

Dimanche convivial du 15 juin 2014

Balade pédestre. RDV et itinéraire à définir.

 

L'agenda du mpOC-Liège

En gras les activités propres du mpOC-Liège ou celles auxquelles il contribue.

Propositions de lecture

Le soleil brille. Les enfants, on reste à l’intérieur !

Un article de Juliette Walckiers (IEW, le 27 mars 2014).

Faut-il s’inquiéter de notre santé publique ou de la schizophrénie de nos gouvernements ? Probablement des deux quand il est question de pollution de l’air.

Le problème des particules fines est connu, reconnu et chiffré. Rappelons rapidement quelques chiffres. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que la concentra­tion de l’air ambiant en particules très fines (PM2.5 : particules d’un diamètre inférieur ou égal à 2,5 µm) ne dépasse pas 10 µg/m³ (microgrammes par mètre cube d’air) en moyenne annuelle. Entre 91 et 96% de la population urbaine européenne est exposée à des niveaux supérieurs. L’OMS estime que le nombre de décès annuels imputables aux particules fines est, pour l’année 2000, de l’ordre de 12.800 à l’échelle de la Belgique et de 347.900 à l’échelle européenne (EU25)[...] la Belgique, qui dépasse la limite de 35 jours par an durant lesquels est tolérée une concentration de particules fines (PM10) supérieure à 50 µg/m³.

Cette situation nous exaspère pour deux raisons.

D’abord, pourquoi ne se préoccupe-t-on du problème que lorsque le premier seuil d’alerte, fixé par nos dirigeants à 70 µgr/m³, est dépassé ? Le reste du temps, allez-y, respirez tous à pleins poumons, il n’y a que 69.9 µgr de particules par mètre cube d’air ! Roulez à plein régime, polluez, tout va bien. Vous croyez ?
Ensuite, alors que la plupart reconnaissent l’inefficacité des « mesurettes » ponctuelles prises lors d’une alerte SMOG [5], personne n’a le courage de prendre les vraies mesures structurelles susceptibles d’endiguer durablement le phénomène. Cette frilosité est également présente dans le cadre du réchauffement climatique. Et dans ce cas, certains osent encore mettre en doute la responsabilité de l’homme, d’autres argumenteront que sans la volonté de la Chine ou des Etats-Unis, c’est peine perdue ; enfin il est probable qu’une vision strictement égocentrique explique l’inaction de certains pays occidentaux moins directement concernés par les effets du réchauffement. Mais pour la pollution de l’air, messieurs les dirigeants, quels prétextes avez-vous ?

[...]Petit tour d’horizon, commenté, de quelques-unes des propositions envisagées par nos candidats aux élections :

– Aligner les accises sur le diesel au niveau de celles sur l'essence : mis à part le CDH, vous êtes tous d’accord – à quelques nuances près - pour un rattrapage progressif. Félicitations ! C’est une mesure facile à mettre en œuvre, indolore pour les finances publiques et soutenue par les associations environnementales. Car essence ou diesel, les deux carburants polluent tant localement que globalement. Ca ne devrait donc pas être trop difficile d’intégrer cette mesure dans la prochaine Déclaration de Politique Générale (on se demande d’ailleurs pourquoi ce n’est pas le cas depuis belle lurette…).

– Modifier la fiscalité automobile : vous êtes unanimes pour rejeter une taxation au kilomètre parcouru[...]

– Réduire la vitesse maximale autorisée : un non nuancé pour le PS et le CDH, des incertitudes du côté du MR, des réticences à une généralisation de la mesure chez Ecolo. Tiens, toucherait-on ici à un tabou, voire à un double-tabou ? La voiture et la vitesse ne sont-elles pas érigées en quasi-valeurs dans notre société ? Car en termes d’efficacité, les chiffres évoqués par Céline (Cellule interrégionale de l’environnement) sont plutôt encourageants : en abaissant de 120 km/h à 90 km/h la vitesse sur les autoroutes, la pollution due aux particules fines aux abords de celles-ci a diminué de 30%. Et, cerise sur le gâteau, la fluidité du trafic est bien plus grande, sur une autoroute très chargée, à 90 km/ qu’à 120[...]

Alors, pour notre santé, et pour éviter la schizophrénie, Messieurs les dirigeants, actuels et à venir, merci d’agir !

L'article complet (PDF, 2 pages).

Changements climatiques 2013

Les éléments scientifiques du cinquième rapport d’évaluation du GIEC (conclusions du résumé à l’intention des décideurs). Plus un article du Monde (Planète, le 31 mars 2014), Réchauffement climatique : nouveau rapport alarmant du GIEC. Extraits :

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque et, depuis les années 1950, beaucoup de changements observés sont sans précédent depuis des décennies voire des millénaires. L’atmosphère et l’océan se sont réchauffés, l’étendue et le volume des neiges et des glaces ont diminué, le niveau des mers s’est élevé et les concentrations des gaz à effet de serre ont augmenté.

Chacune des trois dernières décennies a été successivement plus chaude à la surface de la Terre que toutes les décennies précédentes depuis 1850. Les années 1983 à 2012 constituent probablement la période de 30 ans la plus chaude qu’ait connue l’hémisphère Nord depuis 1400 ans.

Le réchauffement océanique constitue l’essentiel de l’augmen­tation de la quantité d’énergie emmagasinée au sein du système climatique et représente plus de 90 % de l’énergie accumulée entre 1971 et 2010 (degré de confiance élevé)[...]

Au cours des deux dernières décennies, la masse des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique a diminué, les glaciers de presque toutes les régions du globe ont continué à reculer et l’étendue de la banquise arctique et celle du manteau neigeux de l’hémisphère Nord au printemps ont continué à diminuer (degré de confiance élevé).

Depuis le milieu du XIXe siècle, le rythme d’élévation du niveau moyen des mers est supérieur au rythme moyen des deux derniers millénaires (degré de confiance élevé). Entre 1901 et 2010, le niveau moyen des mers à l’échelle du globe s’est élevé de 0,19 m [de 0,17 à 0,21 m].

Les concentrations atmosphériques du dioxyde de carbone (CO2), du méthane et de l’oxyde nitreux ont augmenté pour atteindre des niveaux sans précédent depuis au moins 800 000 ans. La concentration du CO2 a augmenté de 40 % depuis l’époque préindustrielle. Cette augmentation s’explique en premier lieu par l’utilisation de combustibles fossiles et en second lieu par des émissions nettes dues à des changements d’utilisation des sols. L’océan a absorbé environ 30 % des émissions anthropiques de dioxyde de carbone, entraînant une acidification de ses eaux[...]

L'article du Monde : Réchauffement climatique : nouveau rapport alarmant du GIEC

Sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risques de conflit, etc. : le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC) , publié lundi 31 mars, recense les impacts déjà observables du changement climatique.

Selon ce texte du GIEC, résultat d'un immense travail de lecture et de compilation de douze mille publications scientifiques, le changement climatique a eu ces dernières décennies des impacts « sur tous les continents et dans les océans », essentiellement sur les systèmes naturels.

Dans de nombreuses régions, le changement dans les régimes de précipitations et la fonte des neiges et des glaciers ont modifié les systèmes hydrauliques, « affectant les ressources en eau en quantité et en qualité ».

Le changement climatique a également eu un impact plus « négatif » que positif sur la production alimentaire (blé et maïs). L'aire de répartition, le nombre d'individus ou les pratiques migratoires de nombreuses espèces marines et terrestres se sont modifiés.

Autant de constats qui poussent le GIEC à assombrir encore un peu plus ses perspectives sur les effets du rechauffement climatique au XXI e siècle. « La probabilité d'impacts graves, étendus et irréversibles s'accroît avec l'intensification du réchauffement climatique », avertit le GIEC[...]

Le GIEC parle de risques « élevés à très élevés » en cas de hausse moyenne des températures de 4° C par rapport à la période préindustrielle (« extinction substantielle d'espèces », « risques importants pour la sécurité alimentaire »), mais évoque des risques « considérables » dès un réchauffement de 1 à 2 °C.

Une augmentation d'environ 2 °C par rapport à la période préindustrielle pourrait entraîner une perte d'entre 0,2 et 2 % des revenus annuels mondiaux[...]

Des risques accrus d'extinction
Ces risques concernent « une large partie » des espèces terrestres et marines, dont de nombreuses « ne seront pas capables de se déplacer suffisamment rapidement pour trouver des climats plus adaptés » après le changement climatique.

Des écosystèmes marins cruciaux, comme ceux des pôles et les barrières de corail, sont particulièrement exposés avec l'acidification des océans. Une hausse de la mortalité des arbres pourrait survenir dans de nombreuses régions.

Des solutions existent
« Les risques liés au changement climatique peuvent être réduits en limitant sa vitesse et son ampleur », rappelle le GIEC, qui préconise des mesures « d'adaptation » au réchauffement attendu.

Parmi les mesures préconisées dans le rapport : l'installation de systèmes d'alerte, d'abris contre les cyclones et les inondations ; la protection des mangroves pour épargner les côtes ; améliorer le stockage d'eau et les techniques d'irrigation ; la création de nouvelles pratiques agricoles ; de meilleurs programmes de vaccination ; la création de zones protégées et l'identification de groupes vulnérables ; la diversification de l'économie.

Lire en entier (PDF, 3 pages).

Le criminel et l'homme de l'année


Pour le mpOC-Liège,
Francis Leboutte

Mouvement politique des objecteurs de croissance, groupe de Liège
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