Lettre des objecteurs de croissance de Liège

Le 24 février 2014

mpOC-Liège
Mouvement politique des objecteurs de croissance
Groupe de Liège

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vous pouvez la consulter, de même que les lettres précédentes,
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Bonjour,

Ce jeudi 27 février, ne manquez pas la conférence de Serge Latouche Construire l'avenir avant ou après l'effondrement ?, à l'amphi de zoologie du quai Van Beneden (à 19 h 30, accueil dès 19 h - merci de venir suffisamment tôt). Serge Latouche est professeur émérite d’économie à l’Université d’Orsay et le plus connu des théoriciens du mouvement sociopolitique de la décroissance. Voir l'agenda ci-dessous pour une information complète, des articles et une bibliographie de Serge Latouche.

Sommaire

– Nos prochains dimanches conviviaux
– L'agenda du mpOC-Liège
– Propositions de lecture
   – La décroissance comme projet politique de gauche (Serge Latouche)
   – Bienvenue dans une nouvelle ère géologique : l’Anthropocène

 

Nos prochains dimanches conviviaux

Dimanche convivial du 23 mars 2014

Balade pédestre dans l’Eifel et les Hautes Fagnes, au départ de Monschau (Montjoie) jusqu'à la maison forestière de Ternell (musée de la Forêt).
Distance : 13 km ; pour ceux qui le voudraient, possibilité de marcher moins (10 km).
Prendre son pique-nique.
Téléphone du jour : 0485.91.19.07.

– 9 h 05 : gare des Guillemins, départ du train pour Eupen (RDV dans le dernier wagon).
– 10 h : devant la gare SNCB d’Eupen, départ du bus 385 en direction de Monschau (arrivée à 10 h 25).
– 10 h 10 : le rendez-vous de ceux qui viendraient en voiture, à l'arrêt du bus 385 devant la maison forestière de Ternell (c’est sur la route Eupen-Monschau, à 8 km d’Eupen).
– 10 h 25 : visite de la ville de Monschau (le château du XIIIe siècle, le musée de la maison rouge du XVIIIe siècle, etc.).
– 11 h 30 : départ de la marche (414 m).
   – Mützenich (km 2,8 - 583 m) : frontière belgo-allemande.
   – Pique-nique sur les hauteurs de Mützenich.
   – Lit de Charlemagne (km 5,4 - 648 m).
   – Carrefour (km 7,4 - 588 m).
   – Ruisseau de Getzbach (km 11,9 - 453 m).
   – Ternell (km 12,9 - 500 m) : grand choix de bonnes bières à l'auberge typique.
– 17 h 44 : départ du bus pour Eupen (train de 18 h 15). Arrivée à Liège à 18 h 54.

Pour marcher un peu moins (10 km) : commencer à Mützenich, par exemple en prenant le bus de 11 h 23 à Monschau et attendre le groupe (à l'auberge éventuellement). Ceux qui n'auraient pas entendu leur réveil pourraient prendre le bus de 12 h à Eupen (12 h 10 à Ternell) pour rejoindre le groupe à Mützenich.

Dimanche convivial du 20 avril 2014

Balade pédestre autour du lac de Butgenbach.
Distance : 11 km. Parcours relativement plat et varié (forêts, prairies et fagnes).
Téléphone du jour : 0474.95.80.65.

– 9 h 05 : gare des Guillemins, départ du train pour Verviers (RDV dans le dernier wagon).
– 10 h : devant la gare de Verviers, départ du bus 390 pour Butgenbach centre.
– 10 h 30 : Butgenbach centre, départ de la marche.
– 11 h : Worriken (centre nautique), départ du tour du lac.
– 16 h 30 : bus du retour à Butgenbach centre pour le train à Verviers de 17 h 37 (arrivée à Liège à 17 h 54).

 

L'agenda du mpOC-Liège

En gras les activités propres du mpOC-Liège ou celles auxquelles il contribue.

 

Propositions de lecture

La décroissance comme projet politique de gauche

Une article de Serge Latouche publié en février 2009. Extraits :

Que la décroissance soit un projet politique de gauche constitue pour moi à la fois une évidence et un paradoxe.

I. Une évidence

La décroissance constitue un projet politique de gauche parce qu’elle se fonde sur une critique radicale de la société de consommation, du libéralisme et renoue avec l’inspiration originelle du socialisme.

1) Critique radicale de la société de consommation, du développement ou du développementisme, elle est une critique ipso facto du capitalisme. Qu’est-ce que la société de croissance en effet ? La société de croissance peut être définie comme une société dominée par une économie de croissance et qui tend à s'y laisser absorber. La croissance pour la croissance devient ainsi l'objectif primordial sinon le seul de la vie. La croissance n’est que le nom « vulgaire » de ce que Marx a analysé comme accumulation illimitée de capital, source de toutes les impasses et injustices du capitalisme.
La croissance et le développement étant respectivement croissance de l'accumulation du capital et développement du capitalisme, donc exploitation de la force de travail et destruction sans limites de la nature, la décroissance ne peut être qu'une décroissance de l'accumulation, du capitalisme, de l'exploitation et de la prédation. Il s'agit non seulement de ralentir l'accumulation mais de remettre en cause le concept pour inverser le processus destructeur.

2) La décroissance est aussi, bien évidemment, une critique radicale du libéralisme, celui-ci entendu comme l’ensemble des valeurs qui sous-tend la société de consommation[...]
La décroissance est forcément contre le capitalisme. Non pas tant parce qu'elle en dénonce les contradictions et les limites écologiques et sociales, mais avant tout parce qu'elle en remet en cause "l'esprit" au sens où Max Weber considère "l'esprit du capitalisme" comme condition de sa réalisation.
Redistribuer s'entend de la répartition des richesses et de l'accès au patrimoine naturel entre le Nord et Sud comme à l'intérieur de chaque société. Le partage des richesses est la solution normale du problème social.

3) La décroissance, enfin, est un projet ancré à gauche parce qu’elle renoue avec l’inspiration première du socialisme, celui qu’on a qualifié non sans ambiguïté d’utopique. La décroissance retrouve à travers ses inspirateurs, Jacques Ellul et Ivan Illich, les fortes critiques des précurseurs du socialisme contre l’industrialisation. Une relecture de ces penseurs comme William Morris, voire une réévaluation du luddisme, permettent de redonner sens au socialisme dans une vision écologique telle qu’elle a été développée chez André Gorz.
Il est vrai que tous les penseurs cités, Paul Lafargue, Jacques Ellul, Ivan Illich, André Gorz, auxquels il conviendrait d’adjoindre Bernard Charbonneau, Cornélius Castoriadis, sans parler de Tolstoï, Gandhi, ou Thoreau, ont été des hérétiques par rapport à la doxa de la gauche marxiste.

II. Un paradoxe

Sans parler d’une problèmatique décroissance de droite, représentée en France par Alain de Benoist, situer la décroissance à gauche représente un défi. Attaquer le productivisme, prôner une société de sobriété, considérer la crise comme une opportunité, paraissent des provocations susceptibles de « désespérer Billancourt », même si celui-ci n’existe plus… Les réactions face à la crise sont un bon révélateur : relancer la machine à détruire la planète ou inventer une autre société.

1) La gauche social-démocrate, communiste, trotskiste et autre s’est engouffrée dans la trappe du compromis keynéso-fordiste[...]
La joie de vivre en dehors des chaînes du consumérisme n’est pas concevable sans la lutte pour la justice et pour l’amélioration de la qualité de la vie. Combattre la pollution mentale et la colonisation de l’imaginaire implique de combattre les forces responsables de cette situation de toxicodépendance. Se libérer de la servitude volontaire est la condition pour se libérer de la servitude involontaire imposée par le système et réciproquement. Le bonheur est possible dès aujourd’hui, sur la voie d’une émancipation de l’asservissement consumériste, pour autant qu’il se construise dans la lutte pour un monde plus partagé demain.

2) Le problème est que tous se sont laissé séduire par le mythe de la tarte qui grossit indéfiniment. Collaborer à la croissance plutôt que se battre avec acharnement pour partager un gâteau de taille quasi immuable permet d’améliorer les parts de tous à moindres frais. Le projet partageux du communisme s’est ainsi dissous dans le consumérisme. Le volume de la tarte a, certes, augmenté considérablement mais au détriment de la planète, des générations futures et des peuples du tiers-monde. Les meilleures choses ayant une fin, ce « socialisme réduit aux acquêts » ne fonctionne plus très bien depuis les années soixante-dix, parce que la tarte renâcle à augmenter[...]
Il est vrai que faute d'intégrer les contraintes écologiques, la critique marxiste de la modernité est restée frappée d'une terrible ambiguïté . L'économie capitaliste est critiquée et dénoncée, mais la croissance des forces qu'elle déchaîne est toujours qualifiée par la gauche de « productive » (alors même qu'elles sont au moins tout autant, voire plus, destructives). Au final, cette croissance, vue sous l'angle de la production/ emploi/consommation est créditée de tous les bienfaits ou presque, même si, vue sous l'angle de l'accumulation du capital, elle est jugée responsable de tous les fléaux : la prolétarisation des travailleurs, leur exploitation, leur paupérisation, sans parler de l'impérialisme, des guerres, des crises (y compris bien sûr écologiques), etc. Le changement des rapports de production (en quoi consiste la révolution nécessaire et souhaitée) se trouve de ce fait réduit à un bouleversement plus ou moins violent du statut des ayant droit dans la répartition des fruits de la croissance. Dès lors, on peut certes ergoter sur son contenu, mais pas remettre en cause son principe.
Comme en s’accroissant, la tarte est devenue de plus en plus toxique - le taux de croissance de la frustration, suivant la formule d’Ivan Illich, excédant largement celui de la production – il faudra nécessairement en modifier la recette. Plus elle grossissait, plus elle était empoisonnée au sens propre et au sens figuré, au Nord comme au Sud. Pesticides, engrais chimiques, et autres pollutions intoxiquaient les populations, les autres espèces et la terre elle-même, tandis que les inégalités et les injustices se sont aggravées.
Pour résoudre les dramatiques problèmes sociaux en même temps que pour sauver la planète, il faut inventer la recette d’une belle tarte avec des produits bios, d’une dimension raisonnable pour que nos enfants et nos petits-enfants puissent continuer à la refaire, et surtout, il convient de la partager équitablement. Les parts ne seront peut-être pas assez grosses pour nous rendre obèses, mais la joie sera au rendez-vous. Le programme « électoral » de transition en 10 points se propose d’aller vers cet objectif. Ces 10 R du programme réformiste sont :

1) Retrouver une empreinte écologique soutenable
2) Réduire les transports en internalisant les coûts par des écotaxes appropriées.
3) Relocaliser les activités.
4) Restaurer l'agriculture paysanne.
5) Réaffecter les gains de productivité en réduction du temps de travail et en création d'emploi.
6) Relancer la "production" de biens relationnels.
7) Réduire le gaspillage d'énergie d'un facteur 4.
8) Restreindre fortement l’espace publicitaire.
9) Réorienter la recherche technoscientifique.
10) Se Réapprorier l’argent.

La décroissance est la seule recette pour sortir positivement et durablement de la crise.

Sur le site du mpOC-Liège vous trouverez une dizaine d'articles de Serge Latouche, y compris l'intégralité de celui-ci.

Bienvenue dans une nouvelle ère géologique, déterminée par les humains pour le meilleur et pour le pire : l’Anthropocène

Un article de Sophie Chapelle (bastamag.net), paru le 3 février 2014 :

La civilisation industrielle a franchi une nouvelle étape. Selon de nombreux scientifiques, elle s’est élevée au rang de force géologique capable de décider de l’avenir de la Terre. Notre empreinte sur l’environnement est telle que ses impacts se font déjà ressentir : hausse de la température du globe, « sixième extinction » des espèces, acidification des océans… Nous entrerions ainsi dans l’Anthropocène, « le nouvel âge des humains ». Loin d’être inéluctables, ces impacts sont déterminés par des choix politiques, économiques et idéologiques pris par une petite partie de l’espèce humaine. Comment l’Humanité peut-elle reprendre collectivement la main sur son destin ? Analyse.

« Nous ne sommes plus dans l’Holocène mais dans l’Anthropocène ! », lance le prix Nobel de chimie Paul Crutzen devant un parterre de scientifiques [1]. C’était il y a 14 ans. Depuis, de plus en plus de scientifiques commencent à penser que nous avons changé d’époque géologique. De quoi s’agit-il ? L’histoire de la Terre est subdivisée en époques géologiques de plusieurs milliers à quelques millions d’années [2], chacune marquée par un évènement biologique, climatique ou sismique dont le sol, puis les couches sédimentaires, garderont la trace indélébile. Le Jurassique supérieur a ainsi vu l’apparition des premiers oiseaux, quand, 70 millions d’années plus tard, la fin du Crétacé entérinait la disparition des dinosaures. Nous vivons actuellement dans l’Holocène, commencée il y a 11 500 ans avec l’émergence de l’agriculture et la sédentarisation de l’être humain.

Or, ces mêmes humains, nous, sont aujourd’hui devenus une force géologique, influençant la faune, la flore ou le climat de la même manière que pourraient le faire les courants telluriques faisant dériver les continents. « L’empreinte humaine sur l’environnement est devenue si vaste et intense qu’elle rivalise avec certaines des grandes forces de la Nature, en termes d’impacts sur le système Terre », explique Paul Crutzen [3]. L’avènement de cette puissante empreinte marquerait donc la fin de l’Holocène et le début de l’Anthropocène. Un nom issu du grec ancien anthropos, qui signifie « être humain », et kainos pour « récent, nouveau »[...]

En quoi les êtres humains sont-ils devenus une force géologique ?

Autour de vous, des zones industrielles, des autoroutes, des villes, des lotissements, mais aussi des prairies et des forêts plantées. Ce modelage artificiel des milieux naturels couvre désormais près du tiers de la surface terrestre, contre seulement 5 % en 1750. D’autres bouleversements naturels moins perceptibles sont à l’œuvre. 90 % de la photosynthèse sur Terre se fait aujourd’hui par des écosystèmes aménagés par les êtres humains. Même le cycle de l’eau a été modifié par les 45 000 grands barrages édifiés [4]. Des substances nouvelles comme le plastique ou les perturbateurs endocriniens sont largués dans l’atmosphère depuis 150 ans, laissant des traces dans les sédiments et les fossiles en cours de formation.

Pour mieux évaluer l’empreinte humaine, des scientifiques ont observé l’évolution de 24 paramètres du système Terre depuis 1750, de l’accroissement de la population à celui des véhicules motorisés, en passant par la déforestation, l’équipement en téléphones, l’utilisation d’engrais ou les grandes inondations... [5]. Tous ces indicateurs s’emballent dès le 19e siècle, boostés par l’envolée de la consommation énergétique. Hausse de la température du globe, appauvrissement de la couche d’ozone, recul des glaciers, montée des mers, acidification des océans constituent autant de changements planétaires provoqués sur des échelles de temps très courtes par l’exploitation maximaliste de l’écosystème[...]

L’Anthropocène aboutira-t-il à une « sixième extinction » ?

« Nous avons déséquilibré le monde d’une façon telle que nous sommes aujourd’hui en droit de penser que le processus est pratiquement irréversible », explique à Mediapart le glaciologue Claude Lorius, qui a popularisé la notion d’Anthropocène en France [6]. Aucun retour à la « normale » n’est prévisible. Les scientifiques ont d’ailleurs détecté plusieurs points de basculement au-delà desquels les êtres humains entrent dans des zones d’incertitude. Trois paramètres – cycle de l’azote, émissions de gaz à effet de serre, extinction de la biodiversité – auraient déjà dépassé ce seuil, avec un risque de basculement brutal vers des états non maitrisables [7].

C’est dans l’atmosphère que s’observe ce premier « basculement ». La concentration du dioxyde de carbone est passée de 280 parties par million (ppm) à la veille de la révolution industrielle à 400 ppm en 2013, un niveau inégalé depuis 3 millions d’années (voir notre dossier sur le réchauffement climatique). Outre la modification de la composition chimique de l’atmosphère, le rythme de disparition des espèces est 100 à 1000 fois plus élevé que la normale géologique. Au point que les biologistes parlent désormais de la « sixième extinction » – la cinquième étant celle qui a emporté les dinosaures il y a soixante-cinq millions d’années[...]

Dans ce cas, peu importe que les banques états-uniennes, chinoises et britanniques soient championnes en matière d’investissements ultra polluants (voir ici). Inutile de savoir qu’un Américain moyen consomme 32 fois plus de ressources et d’énergie qu’un Kenyan moyen. Ou que 90 entreprises sont responsables de deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre (voir là). Et que moins de 1 % de la population possède à elle seule 40 % des richesses mondiales. Pointer l’espèce humaine dans sa globalité dilue les responsabilités. Ce qui ne doit pas être le cas si l’on veut encore réagir. La question de la responsabilité historique des États industrialisés sera ainsi au cœur des discussions de la conférence climat à Paris en 2015[...]

Malgré sa technicité, l’Anthropocène bouleverse les représentations du monde et se veut d’une brûlante actualité. A l’aune de cette nouvelle ère, même le mot « crise » est marqué d’un optimisme trompeur car il renvoie à une période dont l’issue est imminente. « Vivre dans l’Anthropocène, c’est donc se libérer d’institutions répressives, de dominations et d’imaginaires aliénants, ce peut être une expérience extraordinairement émancipatrice », espèrent Jean-Baptiste Fressoz et Christophe Bonneuil, qui appellent à « reprendre politiquement la main sur les institutions, les élites sociales, les systèmes symboliques et matériels puissants qui nous ont fait basculer. L’Anthropocène condamne à la responsabilisation. »

Lire l'article en entier (PDF sur le site du mpOC-Liège).

Note

Entropia (www.entropia-la-revue.org), l’excellente revue d’étude théorique et politique de la décroissance a consacré son numéro du printemps 2012 à ce thème (Fukushima, fin de l’Anthropocène) :

Loin de l’agitation médiatique et des surenchères de promesses électorales inhérentes au rituel quinquennal de l’Hexagone, cette publication semestrielle a choisi, pour sa douzième livraison, de consacrer son dossier à l’appréhension de la catastrophe de Fukushima comme dévoilement de l’Anthropocène. Notre ambition est ici de faire connaître à des lecteurs curieux et exigeants l’ampleur de la signification de ce mot nouveau qui, pour l’heure, reste largement méconnu. Cette ère est caractérisée par une espèce humaine devenue force géologique par la transformation systématique que ses activités font subir à la nature. Si Hiroshima en est le seuil, Fukushima serat-il le déclic qui détermine de nouveaux imaginaires, empêche l’amnésie et réveille l’insurrection devant l’illusion d’une croissance sans fin ?


Pour le mpOC-Liège,
Francis Leboutte

Mouvement politique des objecteurs de croissance, groupe de Liège
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